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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 13:27

singer1.jpgLes grands écrivains ont le privilège de continuer de publier des livres après leur mort… C’est la réflexion en forme de boutade que je me fis en recevant le dernier recueil de nouvelles d’Isaac Bashevis Singer, intitulé Les aventures d’un idéaliste et paru aux éditions Stock. Né en Pologne en 1904, Bashevis Singer est en effet décédé à Miami en 1991, et ce recueil est le cinquième livre publié en France depuis sa disparition. Les lecteurs assidus de l’écrivain yiddish, Prix Nobel de littérature en 1978, y retrouveront avec plaisir les qualités de Singer : son immense talent de conteur, sa verve et son humour bien particulier.


Parues à l’origine dans le fameux journal juif américain Jewish Daily Forward (en abrégé Forward, ou Forverts en yiddish), ces nouvelles ont été écrites en yiddish et traduites de l’anglais par la traductrice attitrée de Singer, Marie-Pierre Bay (mentionnons ici encore le nom de Paul Giniewski, qui avait traduit le recueil Amour tardif). Singer, en effet, écrivait en yiddish mais supervisait la traduction anglaise de ses livres. Ses histoires se déroulent tantôt en Amérique, son pays d’adoption où il avait émigré en 1935, tantôt dans sa Pologne natale et notamment à Varsovie, dans la rue Krochmalna qui sert de décor à de nombreux livres de Bashevis Singer (comme l’inoubliable Shosha).

 

Qu’ils soient des écrivains ratés, des bandits au grand cœur ou des hassidim en lutte contre Dieu, les personnages de Singer sont toujours décrits avec la même verve sarcastique et la même humanité. On retrouve aussi dans Les aventures d’un idéaliste les thèmes chers à Singer, qui donnent à ses livres leur cachet inimitable : l’interpénétration du rêve et de la réalité, du monde actuel et de celui d’autrefois, des êtres vivants et de leurs proches disparus, mais aussi son amour pour les animaux (il était végétarien). L’amour – et les passions en général – sont omniprésents chez Singer et hommes et femmes sont sans cesse tiraillés entre leurs aspirations contradictoires et inconciliables.

 

Découvrir son identité juive avec Singer

Parler de Singer, c’est aussi parler de soi-même… Comme bien des lecteurs juifs de l’écrivain yiddish, j’ai découvert dans ses livres une grande partie de mon identité juive, à une époque où j’étais encore très loin du judaïsme et d’Israël..

 

Pierre Itshak Lurçat

 

LIRE LA SUITE DANS LE DERNIER NUMERO D'ISRAEL MAGAZINE

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