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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 09:21
Recommencer ailleurs, un beau roman d’alyah de Sophie Stern

L’alyah – la « montée » ou l’immigration en Israël – a certes bien changé depuis l’époque héroïque des pionniers des première, deuxième et troisième alyah ! En ces temps-là, le candidat à l’installation en Eretz-Israël abandonnait derrière lui sa famille et ses proches, sans être certain de jamais les revoir, comme ce fut le cas de l’écrivain Samuel-Joseph Agnon, qui laissa sa vieille mère en Galicie, comme le relate son biographe Dan Laor. L’alyah était alors synonyme de pauvreté, de privations, de maladies parfois fatales pour ceux qui, à l’instar de la poétesse Rahel, se consacraient corps et âme au travail de la terre.

Aujourd’hui, l’alyah est plus confortable et moins risquée : Israël est un pays développé où rien ne manque (malgré les inégalités économiques) et où la qualité de vie n’a rien à envier à celle des pays occidentaux… Mais le choix de refaire sa vie ailleurs demeure une aventure pleine de surprises, comme en témoigne le roman de Sophie Stern, Recommencer ailleurs, récit d’alyah plein d’humour et de finesse.

L’auteur, née en 1969, a grandi à Paris et s’est installée en 2008 en Israël. Son livre appartient au genre bien particulier des « romans d’alyah » ; en partie autobiographique, et mêlant avec bonheur fiction et introspection, il tente de répondre à la question fondamentale et mystérieuse : « pourquoi suis-je partie ? ».

Pionniers Juifs en Galilée, 1913

Cette question que tout « Olé » (nouvel immigrant) se pose un jour – et à laquelle il ne finit jamais de répondre – c’est aussi celle que lui posent les Israéliens sabras, aux yeux de qui l’alyah est encore plus mystérieuse et incompréhensible ! « Recommencer ailleurs », comme le montre bien Sophie Stern, c’est accepter de remettre en question tout ce que l’on a considéré jusqu’alors comme donné et évident et c’est prendre le risque d’un échec douloureux…

Parmi les éléments du livre qui m’ont particulièrement touché, la description parfois caustique des « baalé téchouva » – ces Juifs revenus à la tradition, souvent pétris de certitudes et d’intolérance – et celle des anciens noceurs devenus pratiquants, qui ont jeté un « grand voile pudique » sur leur passé d’égaré… Ou encore le récit d’un cours de Tango, la fameuse milonga, au cours de laquelle la narratrice s’exerce tantôt à la danse argentine, tantôt à l’observation du public bien spécial qui vient pour apprendre, ou parfois pour d’autres raisons.

La faculté d’observation est sans doute ce qui donne à Recommencer ailleurs beaucoup de son charme. L’auteur, qui a été enseignante à Paris (elle a laissé un souvenir impérissable à certaines de ses élèves…), possède aussi une qualité devenue rare dans la littérature française contemporaine : elle sait écrire ! Avec talent et simplicité, sans prétention et très loin des fioritures et du snobisme de la vie parisienne, elle parvient à faire partager au lecteur l’expérience incomparable de l’alyah et tout ce qu’elle renferme d’imprévu, de nouveau et d’insolite. Un très beau roman.

Pierre Itshak Lurçat

Sophie Stern, Recommencer ailleurs, Avant-Propos / Collection Matanel 2013.

Rencontre avec l'auteur, Jérusalem

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 20:09
EN LIBRAIRIE - Le Judaïsme et l'environnement, Jonathan Aikhenbaum

C'est à travers le format accessible et ludique du dialogue que cet ouvrage répond de manière claire et argumentée aux questions essentielles qui concernent la perspective de la tradition juive sur la crise de l'environnement : L'homme a-t-il tous les droits sur la nature ? Quel équilibre entre développement économique et préservation des ressources et des milieux naturels ? La disparition d'espèces animales et végétales pose-t-elle un problème éthique ? Faut-il se préoccuper des questions de pollution ? A-t-on une responsabilité personnelle sur les lieux communs tels que les océans et les espaces publics ? Longtemps avant que la révolution industrielle ait suscité en Occident une réflexion approfondie sur les questions du rapport de l'homme à la nature et de son influence sur celle-ci, l'environnement était déjà une question juive. Sur l'auteur Né en 1976 à Paris Jonathan Aikhenbaum vit depuis 1995 en Israël. Il a poursuivit des études de Biologie, de Relations Internationales et de Politique et gestion de l'environnement. Il enseigne la politique de l'environnement à l'université de Bar Ilan et anime le cercle d'étude "Makom" sur le Judaïsme et l'environnement. Ouvrage préfacé par Benjamin Gross, professeur des Universités. Imprimé sur papier écologique

  • Broché: 79 pages
  • Editeur : Calligraphy; Édition : première (2013
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 13:11
EN LIBRAIRIE -  En tenue d'Eve: Féminin, Pudeur et Judaïsme par Delphine Horvilleur

Les discours religieux fondamentalistes actuels expriment une obsession croissante de la pudeur des femmes. Réduite aux parties de son corps susceptibles d’éveiller le désir, la femme est « génitalisée » à outrance. Faut-il alors couvrir sa nudité ? Faut-il la renvoyer à son destin : le voilement ?

Delphine Horvilleur analyse successivement les sens de la pudeur et de la nudité, l'obsession du corps de la femme et sa représentation comme "être orificiel" pour proposer une autre interprétation de la tradition religieuse. Elle met à mal les lectures qui font de la femme un être tentateur, et de la pudeur l'instrument de sa domintation. Ainsi nous montre-t-elle comment la nudité recouverte d'Adam, d'Eve ou de Noé, renvoie à une culture du désir et non à une volonté de le tuer. Comment le voile est à l'origine destiné, non à rejeter, mais à approcher l'autre. Comment le féminin concerne aussi les hommes qui endossent, dans la prière et la pratique judaïques, les attributs des femmes et du maternel. On découvre alors, dans cette plongée au cœur des grands monothéismes, un autre visage de la femme, de la pudeur, et de la religion.

Biographie de l'auteur

Delphine Horvilleur, née en 1974 à Nancy, est une femme rabbin libéral. Elle exerce au Mouvement juif libéral de France (MJLF), et est rédactrice en chef du magazine communautaire Tenou'a.

Détails sur le produit

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : Grasset (8 mai 2013)
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:02
EN LIBRAIRIE - Rachel Blaustein, dite RACHEL:  De loin suivi de Nébo

« Enracinée dans la Bible, soulignait Jean-Pierre Jossua, cette poésie de l’irréalité et de l’éphémère où luisent des signes cachés qu’il faut découvrir pour marcher vers la lumière est moderne par son dépouillement, sa brièveté incisive, sans oublier une intense présence personnelle. » Rachel est l’une des grandes pionnières de la littérature hébraïque moderne. Son œuvre se compose de trois recueils dont le troisième est paru juste après sa mort : Saphiah (Regain), Minégéd (De loin) et Nébo. Auteur de textes critiques, elle a donné en outre des traductions de l’hébreu (Bialiq, Schnéour…), du russe (Anna Akhmatova…), du yiddish et du français (Jammes).
Cette œuvre exceptionnelle, traduite en de très nombreuses langues, n’a pourtant commencé d’être traduite en français qu’en 2006 avec la parution chez Arfuyen en édition bilingue hébreu-français du premier recueil de Rachel, Regain, traduit par Bernard Grasset. Le présent volume, qui réunit les deux autres recueils de Rachel, De loin (1930) et Nébo (1932, posthume), ne laisse à l’écart que les poèmes épars réunis plus tardivement (qui feront l’objet d’un troisième volume aux éditions Arfuyen).
Alors que pendant de très longs siècles, l’hébreu servait avant tout à la transmission du patrimoine religieux, il retrouve au début du XXe siècle un élan neuf avec l’existence de communautés juives en Palestine. Au temps où Rachel écrit, il est à nouveau parlé dans les rues, dans la vie quotidienne. Jusqu’alors, la poésie était toutefois demeurée l’apanage des hommes. Mais l’écriture de Rachel rencontre immédiatement une large audience et joue un rôle pionnier dans l’adaptation de la vénérable langue hébraïque au monde moderne. Aujourd’hui encore, les anthologies de ses poèmes sont des livres à succès et son œuvre fait partie du programme obligatoire des écoles. Dans sa préface à la traduction anglaise, Flowers of Perhaps (1994), le poète Yehuda Amichaï écrit : « Ce qui est le plus remarquable dans la poésie de Rachel, c’est qu’elle ait pu demeurer, depuis plus de soixante-dix ans, aussi neuve dans sa simplicité et son inspiration. » Le chant de cette pionnière de l’hébreu moderne a ainsi le rare privilège d’être devenu véritablement le chant d’un peuple.

« Enracinée dans la Bible, soulignait Jean-Pierre Jossua, cette poésie de l’irréalité et de l’éphémère où luisent des signes cachés qu’il faut découvrir pour marcher vers la lumière est moderne par son dépouillement, sa brièveté incisive, sans oublier une intense présence personnelle. » Rachel est l’une des grandes pionnières de la littérature hébraïque moderne. Son œuvre se compose de trois recueils dont le troisième est paru juste après sa mort : Saphiah (Regain), Minégéd (De loin) et Nébo. Auteur de textes critiques, elle a donné en outre des traductions de l’hébreu (Bialiq, Schnéour…), du russe (Anna Akhmatova…), du yiddish et du français (Jammes).
Cette œuvre exceptionnelle, traduite en de très nombreuses langues, n’a pourtant commencé d’être traduite en français qu’en 2006 avec la parution chez Arfuyen en édition bilingue hébreu-français du premier recueil de Rachel, Regain, traduit par Bernard Grasset. Le présent volume, qui réunit les deux autres recueils de Rachel, De loin (1930) et Nébo (1932, posthume), ne laisse à l’écart que les poèmes épars réunis plus tardivement (qui feront l’objet d’un troisième volume aux éditions Arfuyen).
Alors que pendant de très longs siècles, l’hébreu servait avant tout à la transmission du patrimoine religieux, il retrouve au début du XXe siècle un élan neuf avec l’existence de communautés juives en Palestine. Au temps où Rachel écrit, il est à nouveau parlé dans les rues, dans la vie quotidienne. Jusqu’alors, la poésie était toutefois demeurée l’apanage des hommes. Mais l’écriture de Rachel rencontre immédiatement une large audience et joue un rôle pionnier dans l’adaptation de la vénérable langue hébraïque au monde moderne. Aujourd’hui encore, les anthologies de ses poèmes sont des livres à succès et son œuvre fait partie du programme obligatoire des écoles. Dans sa préface à la traduction anglaise, Flowers of Perhaps (1994), le poète Yehuda Amichaï écrit : « Ce qui est le plus remarquable dans la poésie de Rachel, c’est qu’elle ait pu demeurer, depuis plus de soixante-dix ans, aussi neuve dans sa simplicité et son inspiration. » Le chant de cette pionnière de l’hébreu moderne a ainsi le rare privilège d’être devenu véritablement le chant d’un peuple.
La Bible est la racine de la poésie de Rachel. Au-delà du vocabulaire et de la thématique, la poétesse relie sa propre existence à l’expérience des personnages bibliques. Ainsi de Rachel et d’Anne, d’Élie, de Mikhal, de Jonathan. Mais c’est à Job qu’elle se réfère le plus : comme lui, Rachel souffre et attend, dans le doute et la nuit du désarroi, la guérison. Parlant d’elle-même, c’est la condition humaine que peint Rachel, non pas abstraitement mais, ainsi que dans l’Écriture, de manière concrète, par la main (yad), le regard (‘ayin), la voix (qol). C’est dans une poésie de l’essentiel qu’elle veut demeurer. Un « chant de mille oiseaux », un chant de souffrance et de joie, un chant de l’être en exil et de la lumière. Pour qui a beaucoup souffert et a éprouvé l’intense scintillement du lointain azur, les fioritures, les ornements, les broderies de langage semblent inutiles.
Telle est l’expérience intense et tragique et joyeuse de Rachel, très proche au fond, dans un même destin brisé, de celle de sa cadette Etty Hillesum, dont la mère Rébecca était née elle aussi en Russie quelques années avant la poétesse (en 1881) pour s’exiler non pas en Palestine mais aux Pays-Bas.La Bible est la racine de la poésie de Rachel. Au-delà du vocabulaire et de la thématique, la poétesse relie sa propre existence à l’expérience des personnages bibliques. Ainsi de Rachel et d’Anne, d’Élie, de Mikhal, de Jonathan. Mais c’est à Job qu’elle se réfère le plus : comme lui, Rachel souffre et attend, dans le doute et la nuit du désarroi, la guérison. Parlant d’elle-même, c’est la condition humaine que peint Rachel, non pas abstraitement mais, ainsi que dans l’Écriture, de manière concrète, par la main (yad), le regard (‘ayin), la voix (qol). C’est dans une poésie de l’essentiel qu’elle veut demeurer. Un « chant de mille oiseaux », un chant de souffrance et de joie, un chant de l’être en exil et de la lumière. Pour qui a beaucoup souffert et a éprouvé l’intense scintillement du lointain azur, les fioritures, les ornements, les broderies de langage semblent inutiles.
Telle est l’expérience intense et tragique et joyeuse de Rachel, très proche au fond, dans un même destin brisé, de celle de sa cadette Etty Hillesum, dont la mère Rébecca était née elle aussi en Russie quelques années avant la poétesse (en 1881) pour s’exiler non pas en Palestine mais aux Pays-Bas.

http://www.arfuyen.fr/html/nouveautes.asp

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 21:48
EN LIBRAIRIE - Tous ceux qu'elle aimait, Edna Noy

En 1957, après avoir écumé l’Europe à la recherche de sa fille Erika, disparue des années auparavant dans le convoi qui les menait toutes deux vers un camp d’extermination, Csillag est expulsée de son pays, la Hongrie, et envoyée en Israël, où elle poursuit sa quête.
Son arrivée à Haïfa bouleverse la vie apparemment tranquille de deux frères installés là depuis 1949 - les seules personnes qu’elle connaisse dans ce nouveau pays dont elle ne comprend ni la langue ni les usages.
Ce roman retrace avec précision et retenue l’impossible reconstruction des survivants de la Shoah et leur intégration ratée dans un État pourtant créé à la suite des horreurs qu’ils ont vécues. Née en Israël en 1950, Edna Noy est la fille unique d’un couple de rescapés hongrois de la Shoah. Son premier roman, Tous ceux qu’elle aimait, est en grande partie autobiographique.

Editions Fayard

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 11:58
L'Affaire Kasztner Le Juif qui négocia avec Eichmann, Témoignage d'un survivant

Négocier avec les nazis pour sauver des centaines de vies, est-ce collaborer ?

http://www.andreversailleediteur.com/?livreid=849

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 19:35
EN LIBRAIRIE - A l'est de l'ouest, Miroslav Penkov

Un petit-fils achète sur eBay le corps embaumé de Lénine pour l'offrir à son grand-père communiste ; un enfant prodige entre par effraction dans une église orthodoxe pour y dérober une croix en or ; un jeune homme ne rencontre sa cousine, l'amour de sa vie, que tous les cinq ans, au milieu d'une rivière qui coupe son village en deux - la partie ouest se trouvant en Serbie, la partie est en Bulgarie.

A travers huit vignettes mélancoliques, drôles et absurdes, Miroslav Penkov surmonte les blessures de l'exil et ressuscite son pays natal. Portrait rêvé de la Bulgarie, A l'est de l'Ouest capture avec magie l'insoutenable légèreté de l'être.

Extrait

À ma naissance, il y avait juste vingt ans qu'on s'était débarrassés des Turcs. 1898. Donc oui, ça me fait soixante et onze ans. Et oui, je suis un vieux grincheux. Un sale bonhomme. J'ai cette odeur qu'ont tous les vieillards. Je suis un supplice ambulant, hanches, épaules, genoux et coudes. Je ne ferme pas l'oeil de la nuit. J'appelle ma fille par le prénom de mon petit-fils, et je me souviens mieux du jour où j'ai rencontré ma femme que de la journée d'hier, ou même d'aujourd'hui : le 2 août, me semble-t-il. 1969. La nuit dernière, j'ai pissé au lit; qui sait quel petit plaisir me réserve la prochaine ? Je n'ai absolument rien qui sorte de l'ordinaire, rien d'original. Si ce n'est que je pourrais bien être jaloux d'un homme mort depuis soixante ans.
J'ai trouvé les lettres qu'il a écrites à ma femme, longtemps avant qu'elle ne me rencontre, quand elle n'avait que seize ans. Une découverte stupide, bonne pour un roman à l'eau de rose, pas pour la vraie vie, pas pour la vieillesse. J'ai renversé son coffret à bijoux. Le couvercle est tombé de côté, et, sous la boîte, le fond d'un compartiment secret s'est ouvert. À l'intérieur se trouvait un petit carnet, un journal tenu sous forme de lettres.
Je ne peux même pas m'imaginer écrivant des lettres qu'une femme voudrait conserver pendant soixante ans. J'aimerais que ce soit moi, et non cet homme, qui aie connu Nora à cet âge où elle était plus proche du début que de la fin. Car c'est la pure vérité : nous touchons à notre fin. Et moi je ne veux pas finir. Je veux vivre éternellement. Réincarné dans le corps d'un jeune homme, avec l'esprit d'un jeune homme. Pas dans mon corps à moi, ni avec mon esprit. Je veux revivre dans la peau de quelqu'un qui n'aurait aucun souvenir de moi. Je veux être cet autre homme.

MIROSLAV PENKOV

Né en Bulgarie en 1982, Miroslav Penkov part étudier aux États-Unis en 2001. Il obtient une licence de psychologie et un master en création littéraire, discipline qu'il enseigne aujourd'hui à l'université du Texas du Nord.

Editeur : Editions Héloïse d'Ormesson (1 mai 2013)

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 06:53
NOUVEAUTE - Le Ghetto de Wilno, 1941-1944, d'Avrom Sutzkever

Le 27 février 1945, Avrom Sutzkever témoignait devant le tribunal de Nuremberg des atrocités commises par les nazis dans le ghetto de Wilno. Son témoignage, capital, entrera dans l’histoire, tant la parole des victimes fut rare lors du procès.
C’est dire l'importance que revêt le récit qu’il a laissé de sa vie quotidienne entre 1941 et 1944. Jeune poète, il décrit dans ce texte l’horreur et la mort comme faisant partie de l’ordinaire, avec la volonté de restituer la sincérité du témoin tout en gardant le recul d’un observateur neutre. Avrom Sutzkever donne notamment à voir les tentatives désespérées d’une poignée de résistants pour sauvegarder les trésors de la Jérusalem de Lituanie tandis que subsiste au sein du ghetto une vie culturelle foisonnante mais clandestine, ultime rempart devant la barbarie.
Chef-d’œuvre oublié de la littérature yiddish et document historique de première importance, Le Ghetto de Wilno mêle une écriture de l’immédiateté, guidée par l’urgence de raconter, à l’évocation sensible et dramatique d’un
monde plongé dans l’abîme.

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 21:29
EN LIBRAIRIE - L'état à l'étoile jaune de Guy Millière

Faut-il y revenir encore ? Bien sûr qu' il le faut ! Les calomnies, les falsifications, les distorsions et les diffamations ne cessent pas. L'histoire est remplacée par la propagande. L'information se trouve submergée sous le flot incessant de la désinformation. Tout se passe comme si un consentement au crime se trouvait installé dans les têtes. Je parlerai ici d'Israël, mais en en parlant, je parlerai de bien davantage. La situation actuelle au Proche-Orient dépasse de beaucoup le Proche-Orient. Elle est une ligne de fracture et de séparation. Civilisation ou barbarie. Démocratie ou totalitarisme. Amour de l'accomplissement ou ressentiment criminel. Il y a sept décennies, on avait cousu sur les vêtements des Juifs d'Europe une étoile jaune qui les désignait à la vindicte et à l'ostracisme. Un peu plus tard, les conséquences de la vindicte et de l'ostracisme sont venues. La trajectoire dessinée s'est achevée à Auschwitz. Aujourd'hui, nul ne coud plus d'étoile sur les vêtements des Juifs où que ce soit sur terre, mais une étoile jaune plus immense s'est dessinée qui vient surplomber un pays et un peuple. La vindicte et l'ostracisme s'installent. Les conséquences s'esquissent, inquiétantes et maléfiques. Nulle trajectoire ne mène vers Auschwitz, mais ceux qui veulent détruire Israël et, de fait, anéantir le peuple juif ont aujourd'hui d'autres moyens que les chambres à gaz, les fours crématoires et le Zyklon B. Il y a sept décennies, nombre de braves gens en Europe ont consenti, et se sont faits complices. Quelques-uns, trop rares, se sont dressés et ont dénoncé l'ignominie. Aujourd'hui, un consentement se dessine à nouveau. Une complicité. Ceux qui se dressent sont rares, bien trop rares. L'ignominie avance. Savez-vous, disais-je, de quel côté vous vous situez ? Il est des moments où ne pas choisir est une forme de choix.

Biographie de l'auteur

Guy Millière, économiste, géopolitologue, professeur d'université, ancien président de l'Institut Turgot, Senior Advisor au Gatestone Institute, est l'auteur de nombreux livres dont Ce que veut Bush (La Martinière), L Amérique et le monde après Bush (Cheminements), Michael Moore au-delà du miroir (Le Rocher), La résistible ascension de Barack Obama (Cheminements). Il a traduit, préfacé et annoté les Ecrits personnels de Ronald Reagan (Le Rocher). C'est son deuxième livre aux éditions Tatamis, après Le Désastre Obama en 201

EDITIONS TATAMIS

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:16
EN LIBRAIRIE - De notre envoyé spécial à Jérusalem. Au coeur de la Palestine des années vingt.

De Haan quitte sa Hollande natale en 1919 pour s’installer à Jérusalem. Correspondant d'un quotidien amstellodamois, il a laissé derrière lui près de 400 reportages rédigés sous forme de feuilletons qui constituent une chronique fascinante de la vie palestinienne au cours des années 1919-1924 (année où il est abattu, en pleine rue).

Des reportages passionnants qui restituent admirablement le climat et l’ambiance de l’époque, et qui sont à mettre dans la lignée de ceux de Joseph Kessel ou d'Albert Londres.

  • Un ouvrage important pour tout qui s'intéresse à la genèse du contentieux israélo-palestinien.
  • Ces chroniques tiennent tout à la fois de l’article de presse et du journal intime. Elles restituent admirablement le climat et l’ambiance de l’époque.

Edition établie et présentée par Nathan Weinstock.

http://www.andreversailleediteur.com/

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