Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 14:41

PRINCEL’histoire des Juifs du Maroc à l’époque contemporaine offre un exemple unique de ce que l’historien Yosef Hayim Yerushalmi avait appelé « l’alliance royale » : à savoir la volonté des représentants des communautés juives de tisser des liens les plus directs et étroits possibles avec les plus hautes sphères du pouvoir. Cette volonté est, selon l’historien américain, une constante de l’histoire juive en diaspora. Mais elle a rarement atteint un niveau aussi élevé – sinon peut-être dans l’Autriche-Hongrie de François-Joseph – qu’au Maroc, où le Roi Hassan II jouissait d’une véritable vénération de la part de « ses » Juifs.


C’est dans ce contexte historique que se situe le beau roman de Ralph Toledano, Un prince à Casablanca, qui vient de paraître aux éditions La Grande Ourse. L’auteur, historien d’art, partage sa vie entre Paris et Jérusalem et a publié plusieurs livres, parmi lesquels Voyages dans le Maroc juif (Somogy, 2004). Un prince à Casablanca peut être défini comme un roman familial sur fond d’histoire du Maroc : il retrace en effet le destin d’une famille de la bourgeoisie juive marocaine et, à travers elle, la fin d’une époque et les choix cruciaux auxquels sont confrontés les Juifs du Maroc. L’épisode central du roman, le coup d’état sanglant contre le roi Hassan II en juillet 1971, marque pour Semtob, le patriarche, le début de la fin.

 

On retrouve dans le livre de Ralph Toledano certains des thèmes du roman emblématique de Roger Ikor, Les eaux mêlées, qui avait reçu le prix Goncourt en 1955 : l’intégration / assimilation des Juifs (ashkénazes chez Ikor, sépharades chez Toledano), l’acculturation et la difficile tentative pour préserver une identité juive en terre d’exil. Ralph Toledano a cependant, à la différence d’Ikor, préféré concentrer son récit sur une période relativement courte (l’été 1970), plutôt que de retracer une histoire de famille sur plusieurs générations. A cet égard, il ne s’agit pas à proprement parler d’une saga, mais plutôt d’un roman familial, marqué par une unité de temps et de lieu qui le rapproche des canons de la tragédie classique.

 

mogador30.jpg                                                                          Le vieux Mogador au début du siècle

 

 

Cette absence de profondeur temporelle est toutefois compensée par l’abondance des digressions, sous forme de réflexions philosophiques du héros, Semtob, qui enrichissent avec bonheur la trame du récit. Les descriptions culinaires et olfactives, ainsi que les citations du jargon propre aux Juifs de Mogador donnent au livre une couleur locale qui n’est jamais forcée ou artificielle. Mais c’est la profondeur des sentiments et la dimension humaine qui confèrent à ce roman son intérêt principal. J’ai personnellement été particulièrement sensible à la description des relations entre le personnage principal et ses enfants, et notamment à la complicité entre le père et sa fille Betty, la plus idéaliste, qui rêve de monter en Israël.

 

Un des motifs qui revient souvent dans le livre est le thème de l’amour déçu, et des choix cruels auxquels sont confrontés tant le héros, Semtob – qui a renoncé à son amour de jeunesse pour faire un mariage de raison – que son fils, Gilbert, partagé entre son amour pour une jeune fille d’une famille de colons français, Louise, et celui de Ruth, plus conforme aux désirs de ses parents. On pourrait presque dire que le thème central du roman est celui du renoncement : à l’amour de jeunesse, au confort de la vie d’une famille aisée et aux fastes du Roi du Maroc, dont le sort décidera de celui des Juifs.

 

Mais toute description est réductrice, et le livre de Ralph Toledano, comme tout roman véritable, échappe à la catégorisation ; sa richesse réside dans l’expérience familiale et personnelle qu’il parvient à transmettre avec talent, sans jamais lasser (pendant plus de 400 pages, ce qui est loin d’être évident !). Au total, c’est un beau récit que l’on lit avec beaucoup de plaisir et d’intérêt, servi en outre par une édition soignée (saluons au passage la jeune maison La Grande Ourse, dont c’est le quatrième livre).

Pierre Itshak Lurçat

 

Un prince à Casablanca, 436 pages, 25 euros.


Repost 0
lettresdisrael.over-blog.com
commenter cet article
29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:43

BISRAOR.jpgKaty Bisraor Ayache

« Parcourant un pays tendre, déchiré, secret, caustique et pluriel, j’ai regardé s’entrelacer les joies, les passions, les espoirs, les angoisses, les violences, les deuils. J’ai saisi des instants pour les raconter. Et j’ai tenté de ne pas juger. Israël génère les contraires et les extrêmes. Le désert et la mer, la sainteté et le prosaïque, l’exigence et l’insouciance, l’existentiel et le superflu, le mythe et le réel. Et aussi la paix et la guerre. Dans un environnement ingérable, les Israéliens sont pris au piège. Pour échapper aux embuscades de l’histoire, ils revendiquent aujourd’hui le droit d’exister en dehors du conflit israélo-palestinien. Ils tentent de mettre la guerre en filigrane, comme ces chroniques qui racontent l’intimité d’un peuple. C’est une gageure, un risque, une bravade. Un choix. »  

Katy Bisraor Ayache
est journaliste, diplômée de Sciences Po Paris et de l’Université hébraïque de Jérusalem. Elle vit en Israël, où elle couvre l’actualité depuis près de trente ans pour plusieurs médias, dont le journal d’actualité en direct pour Radio J, le réseau des radios juives, et la chaîne Arte.


Avec ce livre sensible, vibrant au rythme de cette terre traversée de contrastes et de tensions, elle nous invite à une rencontre intime avec Israël, au plus près d’une réalité souvent mal connue.

 

http://www.inpress.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=616#

Repost 0
lettresdisrael.over-blog.com
commenter cet article
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 15:26

Par Caroline Haddad

 

SITBONPourquoi n’avoir jamais étudié un tel sujet, si riche, si actuel auparavant ?

Richard Sitbon l’a fait durant quatre longues années. Il a compulsé le « Livre », analysé des livres d’éminents économistes, fait des études comparatives.

Et, Eurêka !

Le résultat : un nouveau livre à son actif, « L’économie selon la Bible, vers un modèle de développement » préfacé élogieusement par Monsieur le Grand rabbin Josy Eisenberg, aux éditions Eyrolles dirigées par Madame Marie Pic-Paris Allavena.

Il a réussi avec intelligence et discernement à extraire de la Bible et du Talmud des informations essentielles et a su les retranscrire, les développer, et nous en expliquer le système économique proposé ainsi que son point de vue d’économiste afin d’envisager des solutions nouvelles.

Judicieuse idée par les temps qui courent, ce livre nous offre un regard inédit sur l’économie alors que les économistes du monde entier planchent sur l’efficacité de l’économie de marché, que les analystes sont incapables de se mettre d’accord sur les raisons factuelles de cette crise, et que tout le monde s’interroge sur son avenir, le devenir de ses ressources. Différents thèmes sont abordés, présentés, développés, détaillés tels l’argent, l’intérêt, la redistribution, les échanges, la concurrence… Richard Sitbon nous offre ainsi l’opportunité de participer à une réflexion nouvelle, nous présentant des idées originales. Le sujet nous interpelle quelles que soient nos croyances ou/et nos sympathies politiques et tombe à brûle-pourpoint, à un moment où les mots « crise économique » font la une des journaux, résonnent dans nos têtes et que le moral environnant est plutôt morose.

« La Bible est un héritage du peuple d’Israël mais, par son message, un patrimoine pour l’Humanité » dit l’auteur. L’essentiel est donc d’y puiser des solutions alors que la crise économique qui secoue le monde, annonce des changements dans la consommation, l’éthique ou la relation entre les hommes pour retrouver les grands principes économiques. Il fallait donc y songer et il l’a fait pour nous. Il en a extrait le « Solidarisme », modèle se démarquant du socialisme et du capitalisme, fondé précisément sur le contrôle de la croissance, la régulation de la concurrence, les groupes sociaux, la redistribution des ressources et la force de travail. « Soit une véritable restructuration dans la pensée économique ».

HADDADCe « Solidarisme », il l’a symbolisé par un « Bleuet », une fleur dont les onze fleurons indépendants ressemblent aux cinq doigts d’une main s’élevant vers le ciel autour du capitule. Pour la petite histoire, le premier groupe d’immigrés en Israël nomma leur kibboutz, Degania. En hébreu, Degania signifie bleuet, mais il est également le nom donné aux cinq céréales : le blé, l’avoine, l’orge, le maïs et le sorgho nourrissant aussi bien les hommes que les animaux. Et au sud du lac de Tibériade, là où des hommes bâtirent Degania, il fut dit : « Nous sommes venus fonder une colonie indépendante de travailleurs, sans exploiteurs, ni exploités ».

Un apport étonnant de la pensée juive, juridique et éthique pour aboutir à une réflexion contemporaine sur les systèmes économiques. Comme le souligne si bien l’auteur, « Le lecteur trouvera ainsi au fil des pages un chemin de vie et des outils pour influencer la vie économique », comme un nouvel espoir…

Et, « Si vous le voulez, ce ne sera pas un rêve » ! (Theodor Herzl)

Dans toutes les bonnes librairies à partir d’aujourd’hui 28 mars 2013.

 

http://www.lemondejuif.info/leconomie-selon-la-biblevers-un-modele-de-developpement-de-richard-sitbon/

Repost 0
lettresdisrael.over-blog.com
commenter cet article
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 15:09

TATIANA.jpgAlors qu’il était enfant, Nicolas Duhamel a perdu son père, disparu en mer. A vingt-quatre ans, lors du renouvellement de son passeport, il découvre que son père n’est pas le fils de Lionel Duhamel et s’appelle en réalité Koltchine. Pourquoi ce secret savamment entretenu ? Affecté par ces révélations, qui ravivent la douleur de la perte, Nicolas se lance sur la piste de ses origines, jusqu’à Saint-Pétersbourg. De cette enquête découle un roman, publié sous le pseudonyme de Kolt, qui rencontre un succès phénoménal. Après trois ans sous les spotlights, un brin plus arrogant, celui qui se nomme désormais Nicolas Kolt séjourne sur la côte toscane. Dans un hôtel pour happy few, il verra s’accumuler orages et périls, défiler sa vie et se jouer son avenir.

 

Biographie de l'auteur

Franco-anglaise, Tatiana de Rosnay est l’auteur de onze romans, dont Elle s’appelait Sarah (2007) adapté au cinéma par Gilles Paquet-Brenner. Grâce notamment aux succès de Boomerang (2009) et Rose (2011) elle est l’auteur français le plus lu en Europe et aux États-Unis ces dernières années.
EDITEUR : HELOISE D'ORMESSON
Repost 0
lettresdisrael.over-blog.com
commenter cet article
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 19:08

FONDANE.jpgPRESENTATION DE L'EDITEUR (PAROLE ET SILENCE)

Le volume intitulé Le Mal des fantômes, dont Benjamin Fondane indiqua la structure dans son testament de Drancy, ne comprend pas la totalité de l’oeuvre poétique. Il importait de réunir des textes épars publiés dans des revues ou abandonnés dans les manuscrits. Nous y joignons la première version d’Ulysse (1933).


Edition sans fin : c’est ainsi que le poète avait sous-titré la deuxième version d’Ulysse, élaborée durant la guerre et restée inachevée. Ce titre pourrait convenir à l’oeuvre toute entière. Ainsi, certaines séquences destinées à l’origine à Ulysse, se retrouvent finalement dans Titanic  ou dans L’Exode. Nous espérons ainsi éclairer la genèse de l’oeuvre.


Comme Fondane n’a cessé de récrire ses vers, il arrive que le brouillon conserve une force d’évocation que la version finale a perdue. Dans cette nébuleuse, le lecteur peut, parfois, avoir l’illusion de participer à l’expérience de la création.

 

Benjamin Fondane ( Jassy 1898 – Auschwitz 1944) appartient à une lignée d’écrivains roumains qui  choisirent la langue française. En 1924 il s’installa à Paris et s’imposa comme poète et penseur existentiel.

Monique Jutrin, fondatrice de la Société d’études Benjamin Fondane et directrice des Cahiers Benjamin Fondane.

Photo : Portrait de Fondane par Grégoire Michonze ( 1943). © Musée d’Art de Yad Vashem.

 

http://www.paroleetsilence.com/Poemes-retrouves-1925-1944_oeuvre_11124.html

Repost 0
lettresdisrael.over-blog.com
commenter cet article
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 07:28

PRINCE.jpgPRESENTATION DE L'EDITEUR (LA GRANDE OURSE)

 

Casablanca, juillet 1971 : la sanglante tentative de coup d’État contre Hassan II annonce la fin proche de la vie idéale menée par la famille de Semtob, patriarche d’une vieille famille juive sépharade du Maroc. Leur communauté aura t-elle toujours sa place dans un pays où le roi ne sera plus là pour la protéger ? Un nouveau départ doit-il être envisagé ? Les protagonistes contemplent, effrayés, la perspective inéluctable de leur arrachement au paradis. Au cours d’un été où les lambeaux du rideau postcolonial se déchirent à jamais, Semtob, entouré de sa femme et de ses enfants, s’interroge sur les notions universelles d’identité, de foi et de destin.


Un style élégant et raffiné rythme cette fresque fidèle à l’attachement que l’auteur porte à la terre et aux valeurs de ses ancêtres.

 

Né en 1953 à Paris, Ralph Toledano grandit à Casablanca dans une famille juive séfarade originaire de Tanger. Historien d'art, expert en tableaux anciens et écrivain, il partage sa vie entre ses deux passions. Outre la publication de plusieurs ouvrages consacrés à l'œuvre de peintres italiens (Michele Marieschi, Antonio Joli), c'est avec sensibilité et élégance qu'il témoigne dans "Voyage dans le Maroc Juif" et "Une enfance juive en Méditerranée musulmane" de son attachement indéfectible à la terre et aux valeurs de ses ancêtres.

 

http://www.editionsdelagrandeourse.com/litterature/5

Repost 0
lettresdisrael.over-blog.com
commenter cet article
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 10:09

41MSLCXexTL. SL500 AA300Le cinéma israélien connaît depuis plusieurs décennies un essor spectaculaire, qui se traduit à la fois par la diversité et la qualité des films réalisés, et par le succès qu’ils rencontrent tant à l’intérieur des frontières d’Israël qu’à l’étranger. Depuis la fin des années 1990, les productions israéliennes sont en effet présentes dans les plus grands festivals internationaux, où elles obtiennent parfois des prix prestigieux (Lion d’Or à Venise pour Lebanon, Prix du meilleur scénario à Cannes pour Footnote…). Quant aux festivals de cinéma israélien, ils poussent comme des champignons, en France notamment.

 

Dans ce contexte, il faut saluer la parution d’un Dictionnaire du cinéma israélien, publié récemment par Hélène Schoumann aux éditions Cosmopole. Cet ouvrage comble un vide et réjouira tous les cinéphiles et amateurs du Septième Art israélien. L’auteur anime une émission de cinéma sur la radio parisienne Judaïques FM et préside le Festival du cinéma israélien de Paris. Comme elle l’explique dans sa présentation, la sélection des films abordés dans son livre est « absolument subjective », tout en se voulant le plus exhaustive possible.

 

Ce Dictionnaire est utilement précédé d’une chronologie, dans laquelle on découvre par exemple que la célèbre salle de cinéma Smadar, dans le quartier allemand de Jérusalem (la « Moshava Guermanit »), date de 1928 ! Agrémenté de nombreuses photographies en noir et blanc, le dictionnaire aborde tant les films et leurs réalisateurs que les grands acteurs israéliens, comme Guila Almagor – que l’on pouvait encore récemment admirer au théâtre – et que l’auteur qualifie de « Sophia Loren du cinéma israélien ». Le très beau film L’été d’Aviya, œuvre d’Eli Cohen sortie en 1988 et devenue un classique, était une adaptation du roman autobiographique d’Almagor, qui y évoque sa mère, survivante de la Shoah.

 

Editions Cosmopole, 235 pages, 2012.

Pierre Itshak Lurçat

 

LIRE LA SUITE DANS ISRAEL MAGAZINE

 

http://israelmagazine.co.il/communique-important-2/

Repost 0
lettresdisrael.over-blog.com
commenter cet article
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 08:59

Présentation de l’éditeur (De Fallois):

Sans doute l’événement le plus important du XXe siècle, la Révolution russe a changé à jamais le cours de l’histoire moderne.

Occultés dans les archives soviétiques, bien des aspects de cet événement ont été enveloppés de mystère pendant plus de soixante-dix ans. Toutefois, depuis la chute du communisme, les archives ont été ouvertes aux intéressés. Dans ce livre, Richard Pipes soulève les trois questions centrales que pose la Révolution soviétique.

Pourquoi l’Empire s’est-il effondré ? Pourquoi les bolcheviks ont-ils pris le pouvoir ? Pourquoi Staline a-t-il succédé à Lénine ?

 

«Après avoir mûrement réfléchi, je pense que si cette Révolution n'avait pas eu lieu, il est très vraisemblable qu'il n'y aurait pau de national-socialisme, probablement pas de Seconde Guerre Mondiale ni de décolonisation, et certainement pas la Guerre Froide qui à un moment donné a dominé nos vies.»

R. PIPES

RICHARD PIPES

Sans doute l'événement le plus important du XXe siècle, la Révolution russe a changé à jamais le cours de l'histoire moderne. Occultés dans les archives soviétiques, bien des aspects de cet événement ont été enveloppés de mystère pendant plus de soixante-dix ans. Toutefois, depuis la chute du communisme, les archives ont été ouvertes aux intéressés.

Dans ce livre, Richard Pipes soulève les trois questions centrales que pose la Révolution soviétique. Pourquoi l'Empire s'est-il effondré ? Pourquoi les bolcheviks ont-ils pris le pouvoir ? Pourquoi Staline a-t-il succédé à Lénine ?

 

«Un des plus grands historiens américains.»

WASHINGTON POST BOOK WORLD

Richard Pipes est professeur émérite d'histoire à l'Université de Harvard. Considéré comme le meilleur connaisseur de la révolution russe, il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages.

Repost 0
lettresdisrael.over-blog.com
commenter cet article
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 06:30

Présentation de l'éditeur (éditions des Rosiers)

1493… Gabriel, jeune juif miraculé, se retrouve en Algérie, ayant échappé aux violences et persécutions ordonnées par Isabelle la Catholique, en Espagne. Il va tenter de retrouver sa famille exilée quelque part en Afrique. Au fil des pages, on suit le parcours chaotique de ce petit homme têtu qui refusera l’adversité.

Ses descendants survivront dans ce Maghreb pas toujours bienveillant jusqu’à l’arrivée de la France en 1830, qui leur permettra de sortir de l’obscurantisme. En 1962, fuyant l’Algérie indépendante, ils se réfugieront en France, abandonnant à tout jamais leurs biens et leurs racines.

Émotion, tendresse, bonheur, cruauté, peines, autant de sentiments qui jalonnent ce livre, nous faisant découvrir, sur cinq siècles, à travers une saga familiale, l’histoire souvent méconnue des juifs d’Algérie. Ce livre, qui commence en 1492 et se termine en 1962, met, pour la première fois, en exergue l’exode des juifs d’Espagne avec celui de leurs descendants, les juifs d’Algérie.

DHIMMI

Didier NEBOT est né à Castiglione en Algérie. Il est médecin, historien et romancier. 

Le chemin de l’exil (Presses de la Renaissance, 1992).

Le dernier commandement (Ed. Anne Carrière, 1995).

La Kahéna – Reine d’Ifrikia (Ed. Anne Carrière, 1998). Roman historique évoquant la reine berbère d’un petit royaume juif ayant résisté à la conquête arabe au VIIe siècle (Voir rubrique Histoire).

Les Tribus oubliées d’Israël – L’Afrique judéo-berbère, des origines aux Almohades (Ed. Romillat, 1999).

Et les enfants furent sauvés… Les jeunes juives de la Sainte-Baume (Ed. Pascal, 2008).

http://www.editionsdesrosiers.fr/

Repost 0
lettresdisrael.over-blog.com
commenter cet article
11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 20:00

Le royaume de Jérusalem fut fondé par les princes chrétiens à la fin de la première croisade lorsqu ils s emparèrent de la ville. Le premier roi fut Godefroy de Bouillon en 1099.

La période est fascinante et peu de livres sérieux lui sont consacrés. Elisabeth Crouzet-Pavan étudie comment les chroniqueurs du temps ont réussi à écrire, à décrire et à faire exister deux faits inouïs : la croisade et ce qui en résulta : la création du royaume de Jérusalem. Comment un roi de chair put-il régner là où le Christ avait été roi ?

Dans ce livre stimulant, Elisabeth Crouzet-Pavan montre la fabrication complexe de cet objet historique tout à fait mystérieux pour les hommes de ce temps.

41iIQeU-CHL. SL500

Biographie de l'auteur

Professeur d histoire du Moyen Âge à l Université de Paris IV-Sorbonne, Elisabeth Crouzet-Pavan est l auteur, entre autres, de Venise triomphante (Albin Michel, 1999), qui a reçu le Grand Prix de l Académie des Inscriptions et Belles Lettres 2000, et d Enfers et Paradis (2001), tous deux en semi-poche.

 

Repost 0
lettresdisrael.over-blog.com
commenter cet article