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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 14:19

31nTNQ3bILL._SL500_AA300_.jpgDepuis une dizaine de jours, on trouve ici et une étrange information. Elle rapproche de façon inattendue les noms de Jean-François Lyotard, le philosophe de «la Condition postmoderne» mort en 1998, et celui de Gilles Bernheim, philosophe lui aussi, mais surtout Grand Rabbin de France depuis 2008.

Qu’ont ces deux personnages en commun? Des mots. 4000 mots, environ. On les trouve dans les «Quarante méditations juives» de Bernheim (parues chez Stock en 2011). Mais ils figurent également, à très peu de choses près, parmi des propos tenus par Lyotard en 1991, et publiés dans «Questions au judaïsme», un recueil d'entretiens accordés à Elisabeth Weber par différents intellectuels, de Pierre Vidal-Naquet à Jacques Derrida (paru chez Desclée de Brouwer en 1996).

Le philosophe Jean-Clet Martin et son confrère Pierre Girardet ont en effet comparé deux longs passages issus de chacun des deux livres. Le résultat, publié sur le blog du premier, Strass de la philosophie, est assez étonnant, comme l’indiquent ces quelques extraits:

L’histoire que raconte rabbi Mendel de Rymanov concerne la discussion à propos de ce qui, lors de la révélation des Dix Commandements au Sinaï, fut réellement entendu par le peuple d’Israël. Selon les uns, ils entendirent tous la voix divine proférant les Dix Commandements. Selon d’autres, ils n’entendirent que les deux premiers commandements: "Je suis l’Eternel ton Dieu" et: "Tu n’auras pas d’autres dieux à côté de moi." La puissance de cette expérience aurait excédé les capacités du peuple et Moïse, seul, aurait entendu les huit commandements suivants.»

(Gilles Bernheim)

(…) L’histoire que relate Scholem concerne la discussion autour de la question de savoir ce qui, lors de la révélation des Dix Commandements au Sinaï, fut réellement entendu par le peuple d’Israël. Selon les uns, ils entendirent tous la voix divine proférant les Dix Commandements. Selon d’autres, ils n’entendirent que les deux premiers commandements: "Je suis l’Eternel ton Dieu", et "Tu n’auras pas d’autres dieux à côté de moi". La puissance de cette expérience aurait excédé les capacités du peuple et Moïse seul aurait entendu les huit commandements suivants.»

(Jean-François Lyotard)

Ou encore: 

Voici donc un peuple muni, en effet, de prescriptions écrites, mais muni également d’une foule de petites histoires, ordinaires et invraisemblables, de pasteurs, de bergers de moutons, de chameaux, d’échanges de femmes, de vols de terrains, d’exodes, de conflits avec les grands empires, de batailles continuelles, et il va falloir que le peuple entende la voix dans ce désordre, qu’il entende le timbre de l’éternel dans le temporel, et "invente" ce qu’il a à faire pour être juste dans cette tempête de circonstances imprévisibles qui s’appelle l’histoire.»

(Gilles Bernheim)

Voici donc un peuple muni, en effet, de prescriptions écrites, mais non moins muni d’une foule de petites histoires, ordinaires et invraisemblables, de pasteurs, de bergers, de moutons, de dromadaires, d’échanges de femmes, de vols de terrains, d’exodes, de conflits avec les grands empires, de batailles continuelles, et il va falloir que le peuple entende la voix dans ce désordre, qu’il entende le timbre de l’éternel dans le temporel, et "invente" ce qu’il a à faire pour être juste dans cette tempête de circonstances imprévisibles qui s’appelle l’histoire.»

(Jean-François Lyotard)

Et pour conclure: 

Je crois que l’histoire, au sens de l’historicité, commence avec cet aleph et avec le fait qu’il n’est pas audible, qu’il ne dit pas clairement quoi faire. Il y a une historicité qui commence en ceci qu’il va falloir, à chaque fois, coup par coup, trouver où est la loi, décider de ce qu’il faut faire. Car cela n’a pas été dit. Cela a été écrit, mais cette écriture donne toujours lieu à différentes lectures: il s’agit là du Talmud. J’entendrais le aleph comme étant cette touche absolument impalpable dont nous parlions tout à l’heure.»

(Gilles Bernheim)

Je crois que l’histoire au sens de l’historicité commence avec cet aleph et avec le fait qu’il n’est pas audible, qu’il ne dit pas clairement quoi faire. Il y a une historicité qui commence en ceci qu’il va falloir, à chaque fois, coup par coup, trouver où est la loi, décider de ce qu’il faut faire. Car, cela n’a pas été dit! Cela a été écrit, mais cette écriture donne toujours lieu à différentes lectures: le Talmud. J’entendrais l’aleph comme cette touche absolument impalpable dont nous parlions tout à l’heure. (…)»

(Jean-François Lyotard)

Ce petit exercice de littérature comparée n'a pas vocation à «accuser», nous a précisé Martin:

Les prudences d’usage s’imposent: on ne peut pas affirmer qu’il y a plagiat, mais seulement noter l’identité rigoureuse entre deux textes espacés de dix ans. Bernheim et Lyotard auraient pu tous deux se référer à un texte plus ancien, une source commune. Ce qui est cependant très étrange est que celui de Bernheim a procédé à des modifications minimales, qui donnent parfois lieu à des invraisemblances.»

Tout cela ressemble surtout à une histoire de fous. Car «modifications minimales» ou pas, on ne voit pas très bien pourquoi quelqu’un comme Gilles Bernheim, qui étudie le Talmud à la loupe depuis des décennies, serait allé pomper, sur un sujet pareil, le texte d’un philosophe comme Jean-François Lyotard, si passionnant soit-il par ailleurs. C’est un peu comme si John Lee Hooker avait copié sur les Rolling Stones.

«Je suis troublé, c’est le moins qu’on puisse dire», nous a confié Bernhein en prenant connaissance de cette drôle de coïncidence. «Bouleversé» par cette histoire, il avance pourtant un début d’explication. Lorsqu’il a écrit son livre paru en 2011, il a repris, «pour 7 des 40 méditations» qui s’y trouvent, les textes des cours qu’il avait donnés «pendant les années 1980 au centre Fleg à Paris, alors qu’il était aumônier des étudiants juifs»:

Je n’avais pas de secrétariat alors. J’écrivais à la main des textes que je photocopiais et distribuais pendant mes cours. Plusieurs étudiants enregistraient également mes cours sur des magnétophones. Il s’est révélé que certains les faisaient passer à d’autres, et ainsi de suite, jusqu’à ce que la source se perde. C’est pourquoi j’ai fini par interdire les enregistrements dans les années 1990.»

On le comprend. Si la tradition du commentaire rabbinique suppose «une chaîne de commentaires qui se commentent et se reprennent les uns les autres», il y est essentiel de préciser qui a dit quoi, ne serait que pour s’y retrouver un peu. «Les enseignements sont faits pour être délivrés. La personne qui les reprend n’est pas coupable, dès lors qu'elle cite sa source.»

Et Bernheim ne se souvient pas seulement d’avoir assisté, un jour, à une conférence qui reprenait textuellement le contenu d’un de ses cours. Il a également retrouvé, dans un ouvrage de son amie la psychanalyste Marie Balmary, «retranscrits presqu’à l’identique», des enseignements qu’il avait délivrés à l’époque où il enseignait comme rabbin:

Je suis allé la voir pour comprendre ce qui se passait, car je me trouvais dans une situation paradoxale: comme je voulais utiliser mes enseignements dans un livre, je devais retranscrire quelque chose qui avait déjà été écrit par quelqu’un d’autre dans un texte lui-même basé sur mes enseignements. Dans son ouvrage, Marie Balmary remerciait les personnes qui lui avaient enseigné ce qu’elle utilisait. Elle ne savait pas que cela provenait de mes cours.»

Evidemment, tout ça ne dit pas quel circuit tordu aurait permis à des cours donnés par Bernheim dans les années 1980 de se retrouver dans un livre d’entretiens accordés par Lyotard au début des années 1990. Cela pourrait-il en revanche éclairer la précision de ce dernier, sur des textes qui supposent des compétences techniques assez trapues en hébreu et en araméen?

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 20 mars, le Grand rabbin de France cite en effet ses propres sources:

Il s’est référé, pour construire le cours qui a inspiré la méditation n°26, aux ouvrages suivants en langue hébraïque: Torat Menahem et Divrei Menahem de Rabbi Menahem Mendel de Rymanov, dont il n’existe aucune traduction en langue française.»

Il ajoute encore ne pas vouloir «ouvrir une polémique sur l’utilisation qui a été faite à son insu de ce texte.» Voilà en tout cas une histoire que Kafka aurait adoré.

 

LIRE LA SUITE

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20130320.OBS2533/gilles-bernheim-a-t-il-copie-sur-jean-francois-lyotard-ou-l-inverse.html

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 16:34

ILIADE.jpgPrésentation de l'éditeur (Allia)

Le déroulement de l'inévitable a pour théâtre, simultanément, le cœur de l'homme et le Cosmos. A l'éternelle cécité de l'histoire s'oppose la lucidité créatrice du poète désignant aux générations futures des héros plus divins que les dieux, plus hommes que les humains.

Biographie de l'auteur

Rachel Bespaloff est née en 1895. Proche de Léon Chestov et Jean Wahl, elle a publié de nombreux essais qui se situent dans le courant de la pensée existentielle. Exilée aux Etats-Unis pendant la guerre, elle se suicide en 1949. De l'Iliade, publié en 1943, est son œuvre maîtresse. A travers l'étude des héros homériques et la confrontation du monde d'Homère à celui de la Bible, elle aborde les thèmes fondamentaux de la condition humaine : puissance du destin et liberté individuelle, force et justice, etc., donnant ainsi à ses analyses les dimensions les plus contemporaines.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 14:41

PRINCEL’histoire des Juifs du Maroc à l’époque contemporaine offre un exemple unique de ce que l’historien Yosef Hayim Yerushalmi avait appelé « l’alliance royale » : à savoir la volonté des représentants des communautés juives de tisser des liens les plus directs et étroits possibles avec les plus hautes sphères du pouvoir. Cette volonté est, selon l’historien américain, une constante de l’histoire juive en diaspora. Mais elle a rarement atteint un niveau aussi élevé – sinon peut-être dans l’Autriche-Hongrie de François-Joseph – qu’au Maroc, où le Roi Hassan II jouissait d’une véritable vénération de la part de « ses » Juifs.


C’est dans ce contexte historique que se situe le beau roman de Ralph Toledano, Un prince à Casablanca, qui vient de paraître aux éditions La Grande Ourse. L’auteur, historien d’art, partage sa vie entre Paris et Jérusalem et a publié plusieurs livres, parmi lesquels Voyages dans le Maroc juif (Somogy, 2004). Un prince à Casablanca peut être défini comme un roman familial sur fond d’histoire du Maroc : il retrace en effet le destin d’une famille de la bourgeoisie juive marocaine et, à travers elle, la fin d’une époque et les choix cruciaux auxquels sont confrontés les Juifs du Maroc. L’épisode central du roman, le coup d’état sanglant contre le roi Hassan II en juillet 1971, marque pour Semtob, le patriarche, le début de la fin.

 

On retrouve dans le livre de Ralph Toledano certains des thèmes du roman emblématique de Roger Ikor, Les eaux mêlées, qui avait reçu le prix Goncourt en 1955 : l’intégration / assimilation des Juifs (ashkénazes chez Ikor, sépharades chez Toledano), l’acculturation et la difficile tentative pour préserver une identité juive en terre d’exil. Ralph Toledano a cependant, à la différence d’Ikor, préféré concentrer son récit sur une période relativement courte (l’été 1970), plutôt que de retracer une histoire de famille sur plusieurs générations. A cet égard, il ne s’agit pas à proprement parler d’une saga, mais plutôt d’un roman familial, marqué par une unité de temps et de lieu qui le rapproche des canons de la tragédie classique.

 

mogador30.jpg                                                                          Le vieux Mogador au début du siècle

 

 

Cette absence de profondeur temporelle est toutefois compensée par l’abondance des digressions, sous forme de réflexions philosophiques du héros, Semtob, qui enrichissent avec bonheur la trame du récit. Les descriptions culinaires et olfactives, ainsi que les citations du jargon propre aux Juifs de Mogador donnent au livre une couleur locale qui n’est jamais forcée ou artificielle. Mais c’est la profondeur des sentiments et la dimension humaine qui confèrent à ce roman son intérêt principal. J’ai personnellement été particulièrement sensible à la description des relations entre le personnage principal et ses enfants, et notamment à la complicité entre le père et sa fille Betty, la plus idéaliste, qui rêve de monter en Israël.

 

Un des motifs qui revient souvent dans le livre est le thème de l’amour déçu, et des choix cruels auxquels sont confrontés tant le héros, Semtob – qui a renoncé à son amour de jeunesse pour faire un mariage de raison – que son fils, Gilbert, partagé entre son amour pour une jeune fille d’une famille de colons français, Louise, et celui de Ruth, plus conforme aux désirs de ses parents. On pourrait presque dire que le thème central du roman est celui du renoncement : à l’amour de jeunesse, au confort de la vie d’une famille aisée et aux fastes du Roi du Maroc, dont le sort décidera de celui des Juifs.

 

Mais toute description est réductrice, et le livre de Ralph Toledano, comme tout roman véritable, échappe à la catégorisation ; sa richesse réside dans l’expérience familiale et personnelle qu’il parvient à transmettre avec talent, sans jamais lasser (pendant plus de 400 pages, ce qui est loin d’être évident !). Au total, c’est un beau récit que l’on lit avec beaucoup de plaisir et d’intérêt, servi en outre par une édition soignée (saluons au passage la jeune maison La Grande Ourse, dont c’est le quatrième livre).

Pierre Itshak Lurçat

 

Un prince à Casablanca, 436 pages, 25 euros.


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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:43

BISRAOR.jpgKaty Bisraor Ayache

« Parcourant un pays tendre, déchiré, secret, caustique et pluriel, j’ai regardé s’entrelacer les joies, les passions, les espoirs, les angoisses, les violences, les deuils. J’ai saisi des instants pour les raconter. Et j’ai tenté de ne pas juger. Israël génère les contraires et les extrêmes. Le désert et la mer, la sainteté et le prosaïque, l’exigence et l’insouciance, l’existentiel et le superflu, le mythe et le réel. Et aussi la paix et la guerre. Dans un environnement ingérable, les Israéliens sont pris au piège. Pour échapper aux embuscades de l’histoire, ils revendiquent aujourd’hui le droit d’exister en dehors du conflit israélo-palestinien. Ils tentent de mettre la guerre en filigrane, comme ces chroniques qui racontent l’intimité d’un peuple. C’est une gageure, un risque, une bravade. Un choix. »  

Katy Bisraor Ayache
est journaliste, diplômée de Sciences Po Paris et de l’Université hébraïque de Jérusalem. Elle vit en Israël, où elle couvre l’actualité depuis près de trente ans pour plusieurs médias, dont le journal d’actualité en direct pour Radio J, le réseau des radios juives, et la chaîne Arte.


Avec ce livre sensible, vibrant au rythme de cette terre traversée de contrastes et de tensions, elle nous invite à une rencontre intime avec Israël, au plus près d’une réalité souvent mal connue.

 

http://www.inpress.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=616#

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 15:26

Par Caroline Haddad

 

SITBONPourquoi n’avoir jamais étudié un tel sujet, si riche, si actuel auparavant ?

Richard Sitbon l’a fait durant quatre longues années. Il a compulsé le « Livre », analysé des livres d’éminents économistes, fait des études comparatives.

Et, Eurêka !

Le résultat : un nouveau livre à son actif, « L’économie selon la Bible, vers un modèle de développement » préfacé élogieusement par Monsieur le Grand rabbin Josy Eisenberg, aux éditions Eyrolles dirigées par Madame Marie Pic-Paris Allavena.

Il a réussi avec intelligence et discernement à extraire de la Bible et du Talmud des informations essentielles et a su les retranscrire, les développer, et nous en expliquer le système économique proposé ainsi que son point de vue d’économiste afin d’envisager des solutions nouvelles.

Judicieuse idée par les temps qui courent, ce livre nous offre un regard inédit sur l’économie alors que les économistes du monde entier planchent sur l’efficacité de l’économie de marché, que les analystes sont incapables de se mettre d’accord sur les raisons factuelles de cette crise, et que tout le monde s’interroge sur son avenir, le devenir de ses ressources. Différents thèmes sont abordés, présentés, développés, détaillés tels l’argent, l’intérêt, la redistribution, les échanges, la concurrence… Richard Sitbon nous offre ainsi l’opportunité de participer à une réflexion nouvelle, nous présentant des idées originales. Le sujet nous interpelle quelles que soient nos croyances ou/et nos sympathies politiques et tombe à brûle-pourpoint, à un moment où les mots « crise économique » font la une des journaux, résonnent dans nos têtes et que le moral environnant est plutôt morose.

« La Bible est un héritage du peuple d’Israël mais, par son message, un patrimoine pour l’Humanité » dit l’auteur. L’essentiel est donc d’y puiser des solutions alors que la crise économique qui secoue le monde, annonce des changements dans la consommation, l’éthique ou la relation entre les hommes pour retrouver les grands principes économiques. Il fallait donc y songer et il l’a fait pour nous. Il en a extrait le « Solidarisme », modèle se démarquant du socialisme et du capitalisme, fondé précisément sur le contrôle de la croissance, la régulation de la concurrence, les groupes sociaux, la redistribution des ressources et la force de travail. « Soit une véritable restructuration dans la pensée économique ».

HADDADCe « Solidarisme », il l’a symbolisé par un « Bleuet », une fleur dont les onze fleurons indépendants ressemblent aux cinq doigts d’une main s’élevant vers le ciel autour du capitule. Pour la petite histoire, le premier groupe d’immigrés en Israël nomma leur kibboutz, Degania. En hébreu, Degania signifie bleuet, mais il est également le nom donné aux cinq céréales : le blé, l’avoine, l’orge, le maïs et le sorgho nourrissant aussi bien les hommes que les animaux. Et au sud du lac de Tibériade, là où des hommes bâtirent Degania, il fut dit : « Nous sommes venus fonder une colonie indépendante de travailleurs, sans exploiteurs, ni exploités ».

Un apport étonnant de la pensée juive, juridique et éthique pour aboutir à une réflexion contemporaine sur les systèmes économiques. Comme le souligne si bien l’auteur, « Le lecteur trouvera ainsi au fil des pages un chemin de vie et des outils pour influencer la vie économique », comme un nouvel espoir…

Et, « Si vous le voulez, ce ne sera pas un rêve » ! (Theodor Herzl)

Dans toutes les bonnes librairies à partir d’aujourd’hui 28 mars 2013.

 

http://www.lemondejuif.info/leconomie-selon-la-biblevers-un-modele-de-developpement-de-richard-sitbon/

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 15:09

TATIANA.jpgAlors qu’il était enfant, Nicolas Duhamel a perdu son père, disparu en mer. A vingt-quatre ans, lors du renouvellement de son passeport, il découvre que son père n’est pas le fils de Lionel Duhamel et s’appelle en réalité Koltchine. Pourquoi ce secret savamment entretenu ? Affecté par ces révélations, qui ravivent la douleur de la perte, Nicolas se lance sur la piste de ses origines, jusqu’à Saint-Pétersbourg. De cette enquête découle un roman, publié sous le pseudonyme de Kolt, qui rencontre un succès phénoménal. Après trois ans sous les spotlights, un brin plus arrogant, celui qui se nomme désormais Nicolas Kolt séjourne sur la côte toscane. Dans un hôtel pour happy few, il verra s’accumuler orages et périls, défiler sa vie et se jouer son avenir.

 

Biographie de l'auteur

Franco-anglaise, Tatiana de Rosnay est l’auteur de onze romans, dont Elle s’appelait Sarah (2007) adapté au cinéma par Gilles Paquet-Brenner. Grâce notamment aux succès de Boomerang (2009) et Rose (2011) elle est l’auteur français le plus lu en Europe et aux États-Unis ces dernières années.
EDITEUR : HELOISE D'ORMESSON
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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 19:08

FONDANE.jpgPRESENTATION DE L'EDITEUR (PAROLE ET SILENCE)

Le volume intitulé Le Mal des fantômes, dont Benjamin Fondane indiqua la structure dans son testament de Drancy, ne comprend pas la totalité de l’oeuvre poétique. Il importait de réunir des textes épars publiés dans des revues ou abandonnés dans les manuscrits. Nous y joignons la première version d’Ulysse (1933).


Edition sans fin : c’est ainsi que le poète avait sous-titré la deuxième version d’Ulysse, élaborée durant la guerre et restée inachevée. Ce titre pourrait convenir à l’oeuvre toute entière. Ainsi, certaines séquences destinées à l’origine à Ulysse, se retrouvent finalement dans Titanic  ou dans L’Exode. Nous espérons ainsi éclairer la genèse de l’oeuvre.


Comme Fondane n’a cessé de récrire ses vers, il arrive que le brouillon conserve une force d’évocation que la version finale a perdue. Dans cette nébuleuse, le lecteur peut, parfois, avoir l’illusion de participer à l’expérience de la création.

 

Benjamin Fondane ( Jassy 1898 – Auschwitz 1944) appartient à une lignée d’écrivains roumains qui  choisirent la langue française. En 1924 il s’installa à Paris et s’imposa comme poète et penseur existentiel.

Monique Jutrin, fondatrice de la Société d’études Benjamin Fondane et directrice des Cahiers Benjamin Fondane.

Photo : Portrait de Fondane par Grégoire Michonze ( 1943). © Musée d’Art de Yad Vashem.

 

http://www.paroleetsilence.com/Poemes-retrouves-1925-1944_oeuvre_11124.html

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 07:28

PRINCE.jpgPRESENTATION DE L'EDITEUR (LA GRANDE OURSE)

 

Casablanca, juillet 1971 : la sanglante tentative de coup d’État contre Hassan II annonce la fin proche de la vie idéale menée par la famille de Semtob, patriarche d’une vieille famille juive sépharade du Maroc. Leur communauté aura t-elle toujours sa place dans un pays où le roi ne sera plus là pour la protéger ? Un nouveau départ doit-il être envisagé ? Les protagonistes contemplent, effrayés, la perspective inéluctable de leur arrachement au paradis. Au cours d’un été où les lambeaux du rideau postcolonial se déchirent à jamais, Semtob, entouré de sa femme et de ses enfants, s’interroge sur les notions universelles d’identité, de foi et de destin.


Un style élégant et raffiné rythme cette fresque fidèle à l’attachement que l’auteur porte à la terre et aux valeurs de ses ancêtres.

 

Né en 1953 à Paris, Ralph Toledano grandit à Casablanca dans une famille juive séfarade originaire de Tanger. Historien d'art, expert en tableaux anciens et écrivain, il partage sa vie entre ses deux passions. Outre la publication de plusieurs ouvrages consacrés à l'œuvre de peintres italiens (Michele Marieschi, Antonio Joli), c'est avec sensibilité et élégance qu'il témoigne dans "Voyage dans le Maroc Juif" et "Une enfance juive en Méditerranée musulmane" de son attachement indéfectible à la terre et aux valeurs de ses ancêtres.

 

http://www.editionsdelagrandeourse.com/litterature/5

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 10:09

41MSLCXexTL. SL500 AA300Le cinéma israélien connaît depuis plusieurs décennies un essor spectaculaire, qui se traduit à la fois par la diversité et la qualité des films réalisés, et par le succès qu’ils rencontrent tant à l’intérieur des frontières d’Israël qu’à l’étranger. Depuis la fin des années 1990, les productions israéliennes sont en effet présentes dans les plus grands festivals internationaux, où elles obtiennent parfois des prix prestigieux (Lion d’Or à Venise pour Lebanon, Prix du meilleur scénario à Cannes pour Footnote…). Quant aux festivals de cinéma israélien, ils poussent comme des champignons, en France notamment.

 

Dans ce contexte, il faut saluer la parution d’un Dictionnaire du cinéma israélien, publié récemment par Hélène Schoumann aux éditions Cosmopole. Cet ouvrage comble un vide et réjouira tous les cinéphiles et amateurs du Septième Art israélien. L’auteur anime une émission de cinéma sur la radio parisienne Judaïques FM et préside le Festival du cinéma israélien de Paris. Comme elle l’explique dans sa présentation, la sélection des films abordés dans son livre est « absolument subjective », tout en se voulant le plus exhaustive possible.

 

Ce Dictionnaire est utilement précédé d’une chronologie, dans laquelle on découvre par exemple que la célèbre salle de cinéma Smadar, dans le quartier allemand de Jérusalem (la « Moshava Guermanit »), date de 1928 ! Agrémenté de nombreuses photographies en noir et blanc, le dictionnaire aborde tant les films et leurs réalisateurs que les grands acteurs israéliens, comme Guila Almagor – que l’on pouvait encore récemment admirer au théâtre – et que l’auteur qualifie de « Sophia Loren du cinéma israélien ». Le très beau film L’été d’Aviya, œuvre d’Eli Cohen sortie en 1988 et devenue un classique, était une adaptation du roman autobiographique d’Almagor, qui y évoque sa mère, survivante de la Shoah.

 

Editions Cosmopole, 235 pages, 2012.

Pierre Itshak Lurçat

 

LIRE LA SUITE DANS ISRAEL MAGAZINE

 

http://israelmagazine.co.il/communique-important-2/

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 08:59

Présentation de l’éditeur (De Fallois):

Sans doute l’événement le plus important du XXe siècle, la Révolution russe a changé à jamais le cours de l’histoire moderne.

Occultés dans les archives soviétiques, bien des aspects de cet événement ont été enveloppés de mystère pendant plus de soixante-dix ans. Toutefois, depuis la chute du communisme, les archives ont été ouvertes aux intéressés. Dans ce livre, Richard Pipes soulève les trois questions centrales que pose la Révolution soviétique.

Pourquoi l’Empire s’est-il effondré ? Pourquoi les bolcheviks ont-ils pris le pouvoir ? Pourquoi Staline a-t-il succédé à Lénine ?

 

«Après avoir mûrement réfléchi, je pense que si cette Révolution n'avait pas eu lieu, il est très vraisemblable qu'il n'y aurait pau de national-socialisme, probablement pas de Seconde Guerre Mondiale ni de décolonisation, et certainement pas la Guerre Froide qui à un moment donné a dominé nos vies.»

R. PIPES

RICHARD PIPES

Sans doute l'événement le plus important du XXe siècle, la Révolution russe a changé à jamais le cours de l'histoire moderne. Occultés dans les archives soviétiques, bien des aspects de cet événement ont été enveloppés de mystère pendant plus de soixante-dix ans. Toutefois, depuis la chute du communisme, les archives ont été ouvertes aux intéressés.

Dans ce livre, Richard Pipes soulève les trois questions centrales que pose la Révolution soviétique. Pourquoi l'Empire s'est-il effondré ? Pourquoi les bolcheviks ont-ils pris le pouvoir ? Pourquoi Staline a-t-il succédé à Lénine ?

 

«Un des plus grands historiens américains.»

WASHINGTON POST BOOK WORLD

Richard Pipes est professeur émérite d'histoire à l'Université de Harvard. Considéré comme le meilleur connaisseur de la révolution russe, il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages.

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